"Ainsi, d'une part, les religions et les gouvernements; de l'autre, les peuples et les idees; avec nous la vie, avec eux la mort…. Les destins s'accompliront!

"CH. RIBEYROLLES."

On lit dans la Nation du 12 avril 1854:

"L'affaire Tapner, dont le retentissement a ete si grand, vient d'avoir en Amerique une consequence des plus frappantes et des plus inattendues. Nous livrons le fait a la meditation des esprits serieux.

"Dans les premiers jours de fevrier dernier, un nomme Julien fut condamne a mort a Quebec (Canada), pour assassinat sur la personne d'un nomme Pierre Dion, son beau-pere. C'est en ce moment-la precisement que les journaux d'Europe apporterent au Canada la lettre adressee au peuple de Guernesey, par Victor Hugo, pour demander la grace de Tapner.

"Le Moniteur canadien du 16 fevrier, que nous avons sous les yeux, publia l'adresse de Victor Hugo aux Guernesiais, et la fit suivre de la reflexion qu'on va lire. Nous citons:

"Cette sublime refutation de la peine de mort ne vient-elle pas a propos pour enseigner la conduite qu'on devrait tenir envers le malheureux assassin de Pierre Dion?"

"Voici maintenant ce que, a quelques jours de distance, nous lisons dans le Pays de Montreal:

"La sentence de mort prononcee contre Julien, pour le meurtre de son beau-pere, a Quebec, a ete commuee en une detention perpetuelle dans le penitentiaire provincial."

"Et le journal canadien ajoute: