VICTOR HUGO SUR LA PEINE DU FOUET
"Nous recevons d'un correspondant la lettre suivante, reponse par le grand poete a la priere de notre correspondant d'user de son influence et de son credit pour faire interdire dans tous les tribunaux des possessions anglaises les condamnations a la peine du fouet. Nous remercions Victor Hugo de son empressement."
Hauteville-House, 19 avril 1869.
J'ai recu, monsieur, votre excellente lettre. J'ai deja reclame energiquement et publiquement (dans ma lettre au journal Post) contre cette ignominie, la peine du fouet, qui deshonore le juge plus encore que le condamne. Certes, je reclamerai encore. Le moyen age doit disparaitre; 89 a sonne son hallali.
Vous pouvez, si vous le jugez a propos, publier ma lettre.
Recevez, je vous prie, l'assurance de mes sentiments distingues.
VICTOR HUGO.
Hauteville-House, 30 mai 1869.
Mon cher Alphonse Karr,
Cette lettre n'aura que la publicite que vous voudrez. Quant a moi, je n'en demande pas. Je ne me justifie jamais. C'est un renseignement de mon amitie a la votre. Rien de plus.