Mme Privat, après s'être commodément installée dans un fauteuil, tira les jeunes gens d'embarras en disant d'une voix enjouée:

—Eh bien! mon cher Paul, maintenant que te voilà redevenu sage, te doutes-tu un peu pourquoi je t'ai fait venir?

—Ma foi! ma tante, je vous avouerai que je n'en ai pas la moindre idée.

—Voyons, cherche, avant de jeter ta langue aux chiens.

—J'ai beau chercher, je ne trouve rien... à moins que ce ne soit pour me parler de... du mariage projeté.

—Tu n'y es pas tout à fait... mais tu en approches,.. tu brûles, comme on dit dans je ne sais pas quel jeu.

—S'agirait-il de... votre futur gendre?

—C'est encore un peu ça, mais il y a autre chose.

—Alors, je renonce à trouver. Aussi bien, j'ai trop de médecine en tête pour deviner des énigmes.

—Paresseux qui se retranche toujours derrière sa médecine quand il s'agit de nous venir voir ou de nous prêter le concours de ses grandes lumières!... Tiens, je la prends en grippe, ta médecine.