Puis, avec une force musculaire au-dessus de son âge, il retourna la bête.—bien morte, cette fois,—dégageant ainsi le corps de son père, sur la poitrine duquel il se jeta, y enfouissant sa figure.

C'était navrant et terrible.

III

UN REPAS DE GIGOT D'OURS

Gaspard, qui arrivait, précédé d'Arthur, ne put s'empêcher de dire, malgré son flegme:

—Triste!

Quant à Arthur, il prit doucement l'enfant dans ses bras, tout comm l'aurait fait une mère, et l'arracher à son étreinte pour le transporter plus loin.

Il lui disait, tout en le câlinant:

—Ne pleure pas, petit.... Nous aurons bien soin de toi.... Il y a encore de là place pour un chez le papa Labarou.... Tu vas venir avec nous.... Tu seras de la famille....

L'enfant, adossé à une souche, ne répondait pas.