—Ah! capitaine, puissiez-vous dire vrai!.... Si, au commencement du mois de juin de l'année 1863, je pouvais apparaître dans ça petit coin du Labrador, où l'on me croit, sans doute, au fond de l'eau, quel règlement de comptes, comme vous dites, capitaine!
—Nous y serons, mon jeune ami, Dieu aidant.... Le capitaine Pouliot, de Québec, connaît son navire, l'Albatros. D'ailleurs, j'ai promis à mon armateur, M. Ross, que je serais de nouveau en rade de Québec avant la fin du mois de juin. Et, ce que je promets, vous saurez, à moins que le diable ne s'en mêle....
—Vous le tenez?.... Eh bien, tant mieux, et puissent les vents et la mer nous être favorables!
—Amen! fit le capitaine.
Sur quoi, les deux amis montèrent sur le pont, où le capitaine constata que tout allait bien, sous l'oeil de Dieu.
Mais résumons....
Le voyage, par le cap de Bonne-Espérance et l'Océan-indien dura trois mois et demi.
Los vents avaient été maniables et la mer, clémente.
On avait passé la ligne deux fois, lorsque, dans les premiers jours de janvier, on arriva en vue de la grande île de Ceylan.
Une partie du chargement y fut débarquée; puis on continua jusqu'à Madras, pour livrer ce qui restait.