[152: Sainte-Beuve, Portraits littéraires, t. I, p. 473.]

[153: Préface à l'édition de 1832.]

[154: Jean Sbogar, Paris, Gide fils, 1818, 2 vol. in-12, pp. VI-234 et ff. 2, pp. 229-VI. Publié à 5 francs.]

[155: Quelques jours plus tard, le Journal du Commerce(6 juillet 1818) indiquait M. Ch. Nodier comme l'auteur probable de Jean Sbogar, en ajoutant: «L'éditeur de ce roman nous annonce dans sa préface que cet auteur part pour la Russie; puisse cette contrée tempérer un peu la fougue de son imagination! et puisse-t-il, si son amour pour l'état sauvage lui fait chercher les peuples dans l'état le plus près de la nature, ne pas trouver chez les Cosaques une réfutation ad hominem de ses systèmes exagérés!» Nodier répondit au rédacteur, le 10 juillet, par la lettre suivante qui ne fut insérée par celui-ci que sept jours plus tard:

«Monsieur,

«J'apprends par un numéro de votre journal qui vient de tomber dans mes mains, qu'on m'a attribué un roman intitulé Jean Sbogar. Les personnes qui me connaissent savent que je ne fais pas de romans; et comme je n'en lis pas plus que je n'en fais, je n'ai pas lu Jean Sbogar. Le jugement que vous exprimez sur ce livre pouvant donner cependant une idée fort étrange de mon caractère, qui, grâces au ciel, n'avait pas encore été compromis, et qui est à peu près tout ce qui me reste, j'espère que vous voudrez bien accorder à mon désaveu une mention de deux lignes.

«Quant au vœu que vous avez la complaisance de former pour que les Cosaques ne répondent pas par un argument ad hominem à mes systèmes sur les peuples nouvellement civilisés, j'en sais apprécier la délicatesse, et je vous en remercie au nom de ma famille.

«Charles Nodier.»]

[156: Il nous paraît que c'est là une légende habilement arrangée pour écouler l'édition. On invoque ordinairement le témoignage de N. Delangle, ami de Nodier et éditeur de ses Poésies diverses (Paris, 1829). Mais Delangle, ce prétendu témoin ou vérificateur, ne cite que le numéro de la Renommée dont nous venons de parler plus haut, et le Mémorial de Sainte-Hélène. (Préface des Poésies diverses, p. 10.) Nous avons cherché, au Mémorial, le passage en question, mais nous n'avons pas réussi à le trouver. Du reste, le comte de Las Cases avait quitté Sainte-Hélène DIX-HUIT MOIS AVANT que Jean Sbogar eût paru, et, par conséquent, ne pouvait rien savoir d'une pareille lecture.]

[157: Renouard, Catalogue de la bibliothèque d'un amateur, Paris, 1819, t. III, p. 123.]