[158: Edmond Estève, Byron et le romantisme français, Paris, 1907, p. 31.—Jean Sbogar n'est pas une imitation directe des Brigands. La pièce de Schiller était traduite, en 1785, dans le Nouveau Théâtre allemand de Friedel et Bonneville. La Martelière en tira un gros mélodrame, Robert, chef de brigands, en 1792. En 1799, traduisant le théâtre de Schiller, il renonça à y faire entrer les Brigands comme trop universellement connus. Il les remplaça par une tragédie de Zschocke, Abelino ou le grand bandit, «pièce qui a un mérite tout à fait original, et qui, par sa contexture et la singularité du sujet, semble appartenir au même écrivain». (Théâtre de Schiller, traduit de l'allemand, Paris, 1799, préface, t.1, p. VII.) C'était cette imitation qui avait inspiré Jean Sbogar.]
[159: Préface de l'édition de 1832.]
[160: Ch. Nodier, _Souvenirs de la Révolution et de l'Empire, _Paris, 1850, t. II, p. 328.]
[161: É. Montégut, _Nos Morts contemporains, _Paris, 1883, t. I, p. 141.]
[162: M. Salomon, _Charles Nodier et le groupe romantique, _Paris, 1908, p. 267.]
[163: Sainte-Beuve, _Portraits littéraires, _Paris, 1862, t. I, p. 472.]
[164: Gérard de Nerval, Voyage en Orient. Paris, 1851, t. I, p. 58.]
[165: Une citation fantaisiste du poète ragusain Gondola (Gundulić) figure en tête du chapitre II de Jean Sbogar. Dans ce chapitre se trouve également le très intéressant portrait d'un vieux chanteur illyrien, dont nous reparlerons ailleurs. Dans le cinquième, Nodier définit le pismé dalmate: «sorte de romance qui n'est pas sans charme quand l'oreille y est accoutumée, mais qui l'étonne par son caractère extraordinaire et sauvage quand on l'entend pour la première fois, et dont les modulations sont d'un goût si bizarre que les seuls habitants du pays en possèdent le secret». Dans le septième chapitre, Jean Sbogar chante à Antonia «la fameuse romance de l'Anémone, si connue à Zara», qui est «la production la plus nouvelle de la poésie morlaque». Cette romance, nous n'avons pas besoin de le dire, n'est pas plus authentique que les ballades de Mérimée.]
[166: Jean Sbogar a inspiré, en 1838, un roman de George Sand, l'Uscoque, prétendue histoire véritable du héros des deux poèmes de lord Byron, le Corsaire et Lara.]
[167: Journal de l'Empire des 4 et 21 février 1814.]