[450] Sur l’origine du nom de Franche-Comté, voyez tome XXIII, page 191. B.

[451] Jean de Witt avait été, en Hollande, un des premiers et un des meilleurs disciples de Descartes. On a de lui un Traité des courbes, ouvrage de sa première jeunesse, rempli de choses ingénieuses et nouvelles, qui annonçaient un véritable géomètre. Il paraît être le premier qui ait imaginé de calculer la probabilité de la vie humaine, et d’employer ce calcul pour déterminer quel denier des rentes viagères répond à un intérêt donné en rentes perpétuelles. K.

[452] Chapitres XXXII et XXXIII. B.

[453] Arthur ou Artus, prince de Galles, fils de Henri VII, roi d’Angleterre, épousa, en 1501, Catherine d’Aragon, et mourut six mois après son mariage, sans l’avoir, dit-on, consommé. Henri VII, pour ne pas rendre la dot, obtint du pape Jules II, le 26 décembre 1503, dispense pour faire épouser à Catherine le nouveau prince de Galles, son beau-frère, Henri, depuis roi sous le nom de Henri VIII. Ce fut sous Clément VII que Henri VIII prétendit que les dispenses de Jules II étaient nulles, etc., et, par suite, se sépara de l’Église romaine: voyez tome XVII, page 286, B.

[454] Il avait épousé Maria de Gonzague, veuve de son frère, avec toutes les dispenses dont pouvait avoir besoin un jésuite cardinal, pour se marier avec sa belle-sœur; et on a prétendu qu’en France il épousa secrètement Marie Mignot, fille d’une blanchisseuse, mais déjà veuve d’un conseiller au parlement de Grenoble, et du second maréchal de L’Hospital. Cette anecdote n’est rien moins que certaine. K.

[455] 25 juin 1669. B.

[456] Voyez les Anecdotes du Siècle de Louis XIV, chap. XXVI. K.

[457] On trouve des anecdotes curieuses sur toutes ces négociations, dans les pièces justificatives des Mémoires de la Grande-Bretagne et de l’Irlande, par le chevalier Dalrymple. On y voit comment l’argent de Louis XIV gouverna l’Angleterre depuis 1669 jusqu’en 1677; comment il servait à déterminer Charles II à se convertir, et puis à l’engager à différer sa conversion, et qu’il était le contre-poids des autres intérêts qui conduisaient ce roi et ses ministres. Ces détails de corruption sont honteux, mais il est utile que les peuples les connaissent, et que les princes apprennent que ces mystères de la politique sont toujours révélés. Au reste, ces Mémoires prouvent qu’à cette époque Louis XIV avait beaucoup plus de politique que de zèle pour la religion. Après avoir acheté la nation anglaise de Charles II, Louis XIV, peu satisfait de lui, se lia avec les mécontents, et leur fournit également de l’argent contre Charles et contre ce même Jacques, qu’il protégea depuis avec tant d’opiniâtreté. Dalrymple a imprimé la liste de ces pensionnaires du roi de France, avec les sommes données à chacun. On y trouve le nom d’Algernon Sydney, avec une somme qui n’aurait pas suffi pour séduire son secrétaire. Il est vraisemblable, ou que Barillon trompait Louis XIV avec ces listes, comme d’autres gens le trompèrent depuis avec des listes de conversions; ou (ce qui est plus probable encore) que quelque intrigant subalterne trompa Barillon, et garda pour lui-même l’argent qu’il prétendait avoir fait accepter à Sydney. K.

[458] Corwei, en latin Corbeia nova, pour la distinguer de Corbeia vetus, Corbie, en Picardie. Cl.

[459] Voyez chapitre VII, page 360. B.