[499] On peut consulter sur ces détails les Mémoires du chevalier Dalrymple déjà cités. Nous n’en rapporterons ici qu’une anecdote. Jacques, qui, sous le règne de son frère, l’avait empêché de faire grace au lord Russel, appela auprès de lui le vieux comte de Bedford, père de Russel, et le conjura d’employer en sa faveur son crédit sur les pairs. «Sire, j’avais un fils, répondit le comte, il aurait pu vous servir.» K.
[500] Voyez les Lettres de madame de Sévigné, et les Mémoires de madame de La Fayette, etc.
[501] On attribue le même propos à Charles II. «Mon frère, disait-il, perdra trois royaumes pour une messe, et le paradis pour une fille.» On fit cette chanson, attribuée à Fontenelle:
Quand je veux rimer à Guillaume,
Je trouve aisément un royaume
Qu’il a su mettre sous ses lois;
Mais quand je veux rimer à Jacques,
J’ai beau rêver, mordre mes doigts,
Je trouve qu’il a fait ses pâques. K.
[502] Sur les écrouelles, voyez tome XVI, page 41; tome XXVIII, page 528; et, dans la Correspondance, la lettre de Frédéric II, du 27 juillet 1775. B.
[503] Le Mercure de 1753, juin, premier volume, contient, page 140, une Lettre à M. de Voltaire, sur son Histoire de Louis XIV, par M***. L’auteur de cette Lettre, qui, dans la guerre d’Irlande, combattit contre Guillaume, après quelques détails sur différents combats, demande à Voltaire comment il a «pu dire que les Irlandais s’étaient toujours mal battus chez eux.» B.
[504] On lisait dans les premières éditions, «la supériorité que les blancs ont sur les nègres.» M. de Voltaire effaça cette expression injurieuse. L’état presque sauvage où était l’Irlande lorsqu’elle fut conquise, la superstition, l’oppression exercée par les Anglais, le fanatisme religieux qui divise les Irlandais en deux nations ennemies; telles sont les causes qui ont retenu ce peuple dans l’abaissement et dans la faiblesse. Les haines religieuses se sont assoupies, et il a repris sa liberté. Les Irlandais ne le cèdent plus aux Anglais, ni en industrie, ni en lumières, ni en courage. K.—L’édition de Berlin, 1751, deux volumes petit in-12, est la seule dans laquelle on lise: «Les Anglais ont toujours eu sur les Irlandais cette espèce de supériorité que les hommes blancs ont sur les nègres.» Les éditions de 1752 ont le texte actuel. B.
[505] Les nouveaux Mémoires de Berwick disent le contraire; mais plusieurs historiens, et entre autres le chevalier Dalrymple, sont d’accord avec M. de Voltaire. Schomberg, qui avait quitté le service de France à cause de sa religion, combattit les troupes françaises à la tête des réfugiés français. Blessé mortellement, il criait aux troupes qui passaient devant lui: «A la gloire, mes amis! à la gloire!» Ces troupes ayant été mises en désordre, Callemotte, qui remplaçait Schomberg, les rallia, et leur montrant les régiments français: «Messieurs, voilà vos persécuteurs.» Ainsi les dragonnades furent une des principales causes de la perte de la bataille de la Boyne, et de l’oppression des catholiques dans les trois royaumes. K.
[506] On nie ce fait dans les Mémoires de Berwick, et Dalrymple n’en parle point. On peut voir, dans ce dernier historien, les détails de la conduite de Guillaume, qui fut politique et dur, beaucoup plus que généreux. K.
[507] La bataille de La Hogue est du 29 mai. B.