[246] Ces poinçons et carrés sont aujourd’hui à la Monnaie. B.

[247] Chez les Hollandais, la diphthongue oe se prononce comme ou.—Par une note sur l’article XII des Fragments sur l’Inde (voyez tome XLVII), Voltaire dit que les Hollandais écrivent Boerhave, mais que nous devons écrire Bourhave. B.

[248] Voyez, dans la Correspondance, la lettre au président Hénault, du 28 janvier 1752. B.

[249] Ce chapitre était, en 1756, le CCXIVᵉ de l’Essai sur l’histoire générale. C’est en 1763 qu’il fut mis à la place qu’il a aujourd’hui. B.

[250] Voyez tome XIX, page 240. B.

[251] Voyez, tome X, le chapitre IX de l’Essai sur la poésie épique. Le morceau sur Milton, qu’on lit tome XXIX, pages 167-186, est de 1771. B.

[252] Le parallèle de Swift et de Rabelais est plus étendu dans la vingt-deuxième des Lettres philosophiques (tome XXXVII, pages 255-56). C’est à Swift qu’est consacrée la cinquième des Lettres à son altesse monseigneur le prince de *** (tome XLIII). Voyez aussi, tome XII, le Temple du goût. B.

[253] Voyez son texte, tome XXXVIII, page 215. B.

[254] Tome XVI, page 442. B.

[255] En France, le clergé est exempt, comme la noblesse, des tailles et de quelques uns des droits d’aides. La noblesse était censée remplacer les impôts par son service personnel, et le clergé par ses prières. Pendant quelque temps on demanda au pape la permission d’imposer des décimes sur le clergé, toujours sous le prétexte de combattre les infidèles ou les hérétiques. Enfin l’usage de s’adresser au clergé assemblé, et de se passer du consentement de Rome, a prévalu: mais pour ménager Rome, qui excommuniait, il n’y a pas encore long-temps, chaque jeudi-saint, les souverains qui obligeaient le clergé à contribuer aux charges publiques, on donna aux décimes le nom de don gratuit. Lorsqu’à la fin du règne de Louis XIV on ajouta la capitation et le dixième aux impôts, déjà trop onéreux, ou n’osa établir ces nouvelles taxes d’une manière trop rigoureuse; et le clergé obtint facilement d’être exempt de ces impôts, en payant des dons gratuits plus considérables. Il est donc évident qu’il ne doit point ce dernier privilége aux anciens usages de la nation, puisque jusqu’à ce moment il n’avait joui que des priviléges de la noblesse, et que la noblesse a payé ces nouveaux impôts. Cette exemption est donc une pure grace accordée par Louis XIV; grace qui est une injustice à l’égard des citoyens, grace que ni le temps ni aucune assemblée nationale n’ont consacrée. Nos souverains, mieux instruits de leurs droits et de ceux de leurs peuples, sentiront sans doute un jour que leur intérêt et la justice exigent également de soumettre aux taxes les biens du clergé, dans la proportion qu’ont ces biens avec ceux du reste de la nation; et qu’en général tout privilége en matière d’impôt est une véritable injustice, depuis que, la constitution militaire ayant changé, il n’existe plus de service personnel gratuit, et que les esprits s’étant éclairés, on sait que ce ne sont point les processions des moines, mais les évolutions des soldats qui décident du succès des batailles. K.