—Il s’agit, maintenant, de fixer le jour où nous nous retrouverons à Lisbonne, suggère Kammitz.

Unstett, après un coup d’œil à son calendrier de poche, opine:

—Je crois que le mieux serait de dire le 25 avril; cela nous laisse cinq semaines pour nos préparatifs.

—Quelqu’un a-t-il une objection contre cette date?

Personne ne proteste et le 25 avril est fixé comme point de départ de l’opération.

—Je me charge d’avertir les Américains, offre l’officier de cavalerie, mais je dois encore et, dès à présent, attirer votre attention sur la nécessité qu’il y a pour nous d’assurer, par nos propres moyens, tous les services à bord du croiseur, car aucun homme de l’équipage ne restera sur le navire.

—Il va sans dire que nous acceptons cette condition, s’exclame Rittersdorf. Pour mon compte, je consens à faire les besognes les plus serviles, si de cela doit dépendre le succès de notre entreprise.

—C’est noblement parler et aucun de nous ne restera au-dessous d’un pareil dévouement, affirme Kammitz. Nous nous plaçons sous les ordres de Tornten en tout état de cause.

—Serons-nous assez pour la manœuvre du sous-marin, demande Rieth?

Thor de Tornten réfléchit un instant: