—Alors, le kaiser est seul?

—Le lieutenant-colonel Allingtown lui tient compagnie pendant la journée; la nuit, il couche aussi dans la villa, dans l’appartement précédemment réservé au major de Dymkow.

—Il va peut-être nous empêcher d’approcher le kaiser?

—J’espère qu’on a pu l’éloigner de la maison. On lui a fait tenir aujourd’hui une fausse dépêche qui le convoque à bord du Gloire.

—Il résulte de tout cela que le kaiser ne sait même pas combien sa délivrance est proche?

—On lui a seulement laissé entendre que, cette nuit, se dérouleraient des événements considérables. Du reste, j’attire votre attention sur la nécessité de faire vite. Vous avez, au plus, une heure pour aller jusque là-haut, une demi-heure pour y séjourner et une nouvelle heure pour en revenir.

—Vous ne nous accompagnez pas? L’Américain se met à rire:

—Non. En cas de malheur, nous ne devons pas être vus avec vous. Vous comprenez?

—Je comprends et vous remercie.

—Bonsoir et bonne chance!