—Ce n’est pas possible!

—Et pourquoi?

—Ce serait un manque de parole à l’égard des Américains et... une trahison envers Grotthauser et moi-même. Rappelez-vous vos promesses de jadis.

—A cette époque, nous agissions sous la contrainte, réplique Kammitz qui devient presque menaçant. Nous voulions obtenir ton concours... et nous le devions, car, sans toi, l’entreprise était impossible. Il ne nous restait pas d’autre alternative que de t’abuser sur nos projets. Mais, réfléchis, Tornten, et rends-toi à nos raisons. Ne nous oppose pas de résistance, car nous sommes résolus à la briser.

—Alors, toi aussi, tu me montres le poing? se fâcha le lieutenant de vaisseau.

Kammitz redevient plus doux et tente des paroles conciliantes auxquelles il donne le ton de la cordialité.

—Cède, Tornten! Ne te mets pas en travers d’une décision que tous, à bord, ont adoptée, à une exception près.

—Et cette exception?

—C’est ton ami Grotthauser.

—Vous l’avez donc entretenu de vos desseins?