—Oui... le bonheur d’autrefois! s’écrie le comte en relevant au passage l’interruption du camarade. Il viendra se réinstaller au foyer de l’Allemagne si les fidèles se groupent autour de notre Haut Seigneur et l’élèvent sur le pavois. Crois-moi, Tornten, en définitive, toi aussi tu te laisseras convaincre, toi aussi...

—Jamais... jamais!... tranche net l’officier.

—Ne crois pas cela; tu ne jouis pas plus que nous d’un regard sur l’avenir; ne t’oppose pas, tu n’en as pas le droit, à notre initiative. Pense que de ta résolution peut-être dépend le salut du Vaterland.

—C’est bien parce que je le sais que je vous conjure, Kammitz et vous tous, d’abandonner vos projets. Contentez-vous de ce que vous avez obtenu.

—Non!

—Pensez à la guerre civile inévitable!

—Billevesée de ceux qui veulent à tout prix empêcher un retour de l’empereur.

—Pensez à l’ennemi, à ce qu’il fera sitôt que le kaiser reparaîtra en Allemagne.

—Alors, l’ancien génie se réveillera et nous rendra notre puissance.

—Vous êtes tous des aveugles! clame Thor désespéré. Et plus aveugle que tous encore celui-là même que vous voulez replacer sur le trône.