—Mademoiselle, tirez-moi mon automobile, exige-t-il.
—D’abord, donne à miss Bolton un bon baiser pour la remercier, s’écrie le père.
Carry, toute joyeuse, se penche sur l’enfant, lui passe son bras autour du corps et l’élève jusqu’à elle pour l’embrasser dans un élan passionné; puis elle se prend à pleurer, car ce qu’elle vient de vivre dépasse ses forces.
Cependant, l’enfant toujours sur les bras, elle s’approche de l’arbre embrasé et se met à souffler les bougies.
—Pourquoi nous prives-tu de la joie des lumières? s’étonne le blessé.
—Il est tard pour votre fils, monsieur le capitaine.
—Dis-moi «tu».
—Je veux bien, puisque cela te plaît. Il faut que je reconduise le petit à la maison. Après, je reviendrai te tenir compagnie jusqu’à ce que le sommeil ferme tes yeux.
—Comme ce sera triste pour moi d’être si souvent seul!