[ [17] La Simorgue.—C'est cet oiseau chimérique de l'Orient dont on dit tant de merveilles. Il avait non-seulement le don de la raison, mais encore la connaissance de toutes les langues; d'où l'on peut conclure que c'était un génie sous une forme empruntée. Cette créature rapporte d'elle-même qu'elle avait vu douze fois commencer et finir la grande révolution de sept mille ans, et que dans sa durée, le monde avait été sept fois dépeuplé, et sept fois repeuplé d'habitants. Elle est représentée comme la grande amie de la race d'Adam et l'ennemie la plus décidée des Dives. Tahamurath et Aherman apprirent par ses prédictions tout ce qui devait leur arriver, et ils obtinrent qu'elle les seconderait dans toutes leurs entreprises. Tahamurath, armé du bouclier de Gian Ben Gian, fut porté dans l'air par la Simorgue, au-dessus du noir désert jusqu'à la montagne de Caf; le panache de son casque était de plumes tirées du sein de cet oiseau. La Simorgue était invulnérable dans les combats, et les héros qu'elle favorisait, ne manquaient jamais de réussir. Quoiqu'elle fût assez puissante pour exterminer ses ennemis, cependant on supposait qu'il lui était interdit d'exercer ce fatal pouvoir. Pour prouver combien la Providence est universelle dans le soin qu'elle prend des êtres créés, Sadi prétend que la Simorgue, malgré sa masse immense, n'est pas embarrassée de trouver sa nourriture sur la montagne de Caf.

PAGE 82.

[ [18] Afrites.—C'était une espèce de Méduse ou Lamie, le plus terrible et le plus cruel de tous les ordres des Dives.

PAGE 88.

[ [19] Le Bismillah.—Ce mot qui est à la tête de tous les chapitres de l'Alcoran, excepté le dix-neuvième, signifie «Au nom du Dieu très-miséricordieux.»

PAGE 90.

[ [20] Tecthravan.—Cette espèce de trône ambulant, quoique plus commun à présent que dans le temps de Vathek, est encore réservé aux personnes du premier rang.

PAGE 103.

[ [21] Des petits plats d'abomination.—Le Koran a établi diverses distinctions, relativement à différentes sortes de nourritures; et beaucoup de Mahométans sont assez scrupuleux pour ne pas toucher à la viande de certains animaux, sur lesquels on a oublié de prononcer, à l'instant de leur mort, le mot de Bismillah.—Cérém. Relig. vol. vii. p. 110.

PAGE 104.