— Mon enfant, mon pauvre enfant ! disait-elle, ton père me trompe. Il a des secrets pour moi… Que deviendras-tu, lorsque ta mère aura succombé sous le poids du malheur ?

Tout cela était du cru de la vieille Shum et de miss Betsy. Altamont avait fini par leur défendre de mettre les pieds chez lui ; mais elles venaient en cachette, tandis qu’il vaquait à ses mystérieuses affaires. Depuis notre accouchement, leurs visites étaient même devenues plus fréquentes que jamais.

Un matin que Mme Altamont pleurait selon son habitude et que ses aimables parentes la consolaient à leur façon, c’est-à-dire en la faisant pleurer davantage, j’entendis…

Mais pourquoi ne reproduirais-je pas cette scène telle que je l’écrivis à l’époque où j’avais l’intention de faire un drame domestique de l’histoire que je raconte ?

PERSONNAGES

La scène se passe à Islington, près de Londres. — Le théâtre représente une chambre à coucher bourgeoise.

MADAME SHUM. — Do, do, l’enfant do… Bon, le voilà parti… (Elle pousse un profond soupir.) Oui, dors, pauvre enfant, fils d’une mère infortunée et d’un père anonyme quant à la profession…

MOI, à part. — Vieille folle !

MARY. — Maman, ne dites plus de mal de Frédéric, il m’adore.