MÉCÈNE.—Si la beauté, la sagesse et la modestie peuvent fixer le coeur d'Antoine, Octavie est pour lui un heureux lot.
AGRIPPA.—Allons-nous-en. Cher Énobarbus, deviens mon hôte pendant ton séjour ici.
ÉNOBARBUS.—Seigneur, je vous remercie humblement.
(Ils sortent.)
SCÈNE III
Rome.—Appartement de la maison de César.
CÉSAR, ANTOINE, OCTAVIE au milieu d'eux, suite et un DEVIN.
ANTOINE.—Le monde et ma charge importante m'arracheront quelquefois de vos bras.
OCTAVIE.—Tout le temps de votre absence j'irai fléchir les genoux devant les dieux et les prier pour vous.
ANTOINE.—Adieu, seigneur...—Mon Octavie, ne jugez point mes torts sur les récits du monde. J'ai quelquefois passé les bornes, je l'avoue; mais, à l'avenir, ma conduite ne s'écartera plus de la règle. Adieu, chère épouse.