WARWICK.--Pauvre Clifford! Combien je méprise ses impuissantes menaces!
YORK.--Voulez-vous que nous établissions ici nos droits à la couronne? Autrement nos épées les soutiendront sur le champ de bataille.
LE ROI.--Quel titre as-tu, traître, à la couronne? Ton père était, ainsi que toi, duc d'York [3]; ton aïeul était Roger Mortimer, comte des Marches. Je suis le fils de Henri V, qui soumit le dauphin et les Français, et conquit leurs villes et leurs provinces.
Note 3:[ (retour) ] Richard, duc d'York, était fils du comte de Cambridge, et neveu seulement du duc d'York.
WARWICK.--Ne parle point de la France, toi qui l'as perdue tout entière.
LE ROI.--C'est le lord protecteur qui l'a perdue, et non pas moi. Lorsque je fus couronné, je n'avais que neuf mois.
RICHARD.--Vous êtes assez âgé maintenant, et cependant il me semble que vous continuez à perdre. Mon père, arrachez la couronne de la tête de l'usurpateur.
ÉDOUARD.--Arrachez-la, mon bon père, mettez-la sur votre tête.
MONTAIGU, au duc d'York.--Mon frère, si tu aimes et honores le courage guerrier, décidons le fait par un combat au lieu de demeurer ici à nous disputer.
RICHARD.--Faites résonner les tambours et les trompettes, le roi va fuir.