SIR TOBIE.—Est-il possible?
FABIAN.—Si on jouait ceci sur un théâtre, je pourrais bien le condamner comme une fiction invraisemblable.
SIR TOBIE.—Oh! son esprit tout entier s'est laissé prendre au piége.
MARIE.—Allons, suivez-le à présent, de peur que notre projet ne s'évente et ne se gâte.
FABIAN.—En vérité, vous le rendrez fou.
MARIE.—La maison n'en sera que plus tranquille.
SIR TOBIE.—Allons, nous l'enfermerons dans une chambre obscure, enchaîné. Ma nièce est déjà dans la persuasion qu'il est fou! Nous pouvons continuer cette farce, pour notre amusement et sa pénitence, jusqu'à ce que, las de nous amuser, nous nous sentions disposés à avoir pitié de lui. Alors, nous porterons ton plan au tribunal, et nous te couronnerons en qualité de femme habile à trouver des fous. Mais voyez, voyez.
(Entre sir André Ague-cheek.)
FABIAN.—Nouvelle matière à divertissement pour le matin du premier mai[57].
Note 57:[ (retour) ] Jour consacré aux fêtes.