SIR ANDRÉ.—Voici le cartel. Lisez-le. Je garantis, qu'il y a du poivre et du vinaigre.

FABIAN.—Est-il bien insultant?

SIR ANDRÉ.—S'il l'est? Oh! je vous en réponds; lisez-le seulement.

SIR TOBIE.—Donnez-moi. (Sir Tobie lit.) «Jeune homme, qui que tu sois, tu n'es qu'un vil drôle.

FABIAN.—Bien, courageux!

SIR TOBIE, lisant.—«Ne t'étonne pas, et ne te demande pas dans tes pensées pourquoi je te traite ainsi; car je ne t'en donnerai aucune raison.

FABIAN.—Bonne note! qui vous met hors de la prise de la loi.

SIR TOBIE, lisant.—«Tu viens chez la dame Olivia, et sous mes yeux elle te traite avec bonté! Mais tu mens par la gorge: ce n'est pas là la raison pourquoi je te provoque en duel.

FABIAN.—Fort laconique, et d'une bêtise exquise.

SIR TOBIE, lisant.—«Je te surprendrai en chemin, retournant chez toi, et là, s'il t'arrive de me tuer....