LE PEINTRE.—Et moi, je les connais tous deux: l'autre est un joaillier.
LE MARCHAND.—Oh! c'est un digne seigneur.
LE JOAILLIER.—Oui, cela est incontestable.
LE MARCHAND.—Un homme incomparable, animé, à ce qu'il semble, d'une bonté infatigable et soutenue. Il va au delà des bornes.
LE JOAILLIER.—J'ai ici un joyau.
LE MARCHAND.—Oh! je vous prie, voyons-le: pour le seigneur Timon, monsieur?
LE JOAILLIER.—S'il veut en donner le prix: mais, quant à cela....
LE POÈTE, occupé à lire ses ouvrages.—«Quand l'appât d'un salaire nous a fait louer l'homme vil, c'est une tache qui flétrit la gloire des beaux vers consacrés avec justice à l'homme de bien.»
LE MARCHAND, considérant le diamant.—La forme est belle.
LE JOAILLIER.—Est-ce un riche bijou? voyez-vous la belle eau?