BERTRAND.--Je tiens à vous; et notre séparation est une torture.
PREMIER SEIGNEUR, à Parolles.--Adieu, capitaine.
SECOND SEIGNEUR.--Salut, bon monsieur Parolles.
PAROLLES.--Nobles héros, mon épée et les vôtres sont de la même famille. Mes braves et brillants seigneurs! Un mot, mes chères lames.--Vous trouverez, dans le régiment des Spiniens, un certain capitaine Spurio, avec sa cicatrice ici sur la joue gauche, une marque de guerre, que cette épée que voici lui a gravée sur le visage: dites-lui que je suis en vie, et retenez bien ce qu'il vous dira de moi.
SECOND SEIGNEUR.--Nous n'y manquerons pas, noble capitaine.
(Les deux seigneurs sortent.)
PAROLLES.--Que Mars vous chérisse comme ses disciples. (Voyant le roi se lever sur son séant,) Quel parti prenez-vous?
BERTRAND.--Arrête.--Le roi...
PAROLLES.--Étendez donc plus loin vos politesses avec ces nobles seigneurs: vous vous êtes renfermé dans une formule d'adieu trop froide: soyez plus démonstratif avec eux; ce sont eux qui dirigent les modes; leur tournure, leur manière de manger, leur langage, leurs mouvements, tout est sous l'influence de l'astre le plus en vogue: et quand ce serait le diable qui conduirait la danse, ce serait eux qu'il faudrait suivre: courez les rejoindre, et mettez plus de chaleur dans vos adieux.
BERTRAND.--C'est ce que je veux faire.