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Des druides et de leur doctrine.—Ésus.—Le chêne sacré.—Le tilleul de Pforzheim.—Une plante de l’opposition.—Du gui et de l’anguinum.—L’oracle de Dodone.—Chevaux immaculés.—Les druidesses.—Un électeur en retard.—Institution philanthropique des sacrifices humains.—Seconde époque des druides.

Non par leurs dogmes, mais par leurs rites, les druides, ces grands importateurs de la première vérité religieuse dans les Gaules, comme dans la Germanie, peuvent être soumis à l’appréciation mythologique.

D’abord d’où étaient sortis les druides? Disciples des mages, venaient-ils de la Perse? Quelques-uns l’ont prétendu. Initiés à ses mystères par la vieille Isis, arrivaient-ils de l’Égypte? Quelques autres l’ont avancé. Enfin, n’avaient-ils pas été poussés vers nos régions par une dernière vague humaine descendue de l’Inde, à la suite d’une nouvelle compression? C’est l’opinion de plusieurs.

Embarrassé de choisir entre ces trois hypothèses, pourquoi n’essayerais-je pas de les concilier toutes les trois? La route de l’Inde à la Germanie et à la Gaule est longue; on peut bien admettre quelques étapes entre le lieu de départ et le lieu d’arrivée, entre l’embarcadère et le débarcadère, comme nous dirions aujourd’hui.

Les druides, ainsi que les autres Celtes, étaient partis de l’Inde, mais par un trajet non direct, et n’avaient abordé en Europe qu’après divers stationnements et transbordements en Égypte ou en Perse.