La danse des Elfes.

soit que le chimiste Liébig, dans son Traité sur la composition de l’air, ait étourdiment nié leur existence parce qu’il n’avait trouvé ni Sylphes ni Sylphides au fond de son appareil, subissant une troisième transformation, ils sont devenus les Elfes perfides, également ennemis des hommes.

Les Elfes aujourd’hui se divisent en deux classes, toutes deux redoutables.

Nymphes errantes à travers les prairies et les bois, comme les Willis des Slaves, les Elfes clairs (Liosalfar) guettent les jeunes gens sans expérience et les associent à leurs danses sans fin, à la suite desquelles, le souffle leur manquant, ils tombent le plus souvent pour ne plus se relever. Les traditions allemandes sont pleines de leurs méfaits. La place où se sont circonscrites ces rondes diaboliques s’argente sous leurs pas. C’est à ces cercles argentés que les bergers reconnaissent leurs traces, dont ils ont hâte de s’éloigner ainsi que leurs troupeaux.


Les Elfes noirs (Schwartzalfar) personnifient le cauchemar et le somnambulisme, le somnambulisme naturel, bien entendu.