«De son côté: «Oh! l’heureux petit poisson! disait la fauvette en le regardant; du moins l’élément qu’il habite le supporte; il n’a qu’à se laisser glisser. Que j’aimerais pouvoir m’ébattre au milieu de ces eaux si transparentes et si fraîches!»

«Un milan fondit alors sur le petit poisson, en même temps qu’un méchant écolier d’un coup de pierre atteignait la fauvette; tombée dans ces eaux si transparentes et si fraîches, celle-ci put s’y ébattre avant que de mourir, tandis que le petit barbillon, transporté dans les airs, allait se chauffer au soleil. Leurs vœux étaient exaucés.»

«Louise, continua la douce voix, notre devoir à nous autres Anges gardiens est bien plus souvent de contrarier vos désirs que de les satisfaire.»

C’était la moralité de sa fable.

Louise pressa un peu plus fort la main de son mari, baisa son dernier né, et dit: «Merci, Ange blanc!»

En vérité, je suis heureux de penser que parmi les esprits familiers de l’Allemagne s’il existe des Killecroffs, il s’y rencontre aussi des Anges blancs.