Dans les Gaules, après dessiccation, on le mettait en poudre pour en remplir de jolis sachets, qu’on se distribuait, comme étrennes, au premier jour de l’an. De là, ce cri resté longtemps populaire dans nos provinces: «Au gui l’an neuf! (Aguilanneuf!


La science moderne n’a pu découvrir dans le gui qu’un purgatif; ainsi, c’était un purgatif, et un purgatif violent, que nos pères échangeaient autrefois entre eux en guise de bonbons d’étrennes.

L’intronisation de cette plante parasite dans le sanctuaire ne laissa pas que d’être un bienfait pour tous. Le gui du chêne sacré devenant une valeur commerciale, les contrefacteurs (il y en avait déjà sous les druides) prirent soin de le recueillir sur les autres chênes, même sur les autres arbres où il se produisait, pommiers, poiriers, ormes, noyers, frênes, tilleuls ou mélèzes. Bientôt, dans les vergers aussi bien que dans les bois, on eut à s’applaudir de la supercherie, sur laquelle les druides fermèrent les yeux. Mais ils profitèrent de la leçon.


Une foule de reptiles dangereux s’étaient multipliés dans les cantons du Rhin, où nécessairement ils devaient être une cause d’accidents continuels pour des gens qui vivaient au grand air, et logeaient presque tous à la belle étoile. A l’époque de leur engourdissement, ces reptiles, s’entrelaçant les uns aux autres, collés ensemble par un suintement visqueux, composaient une espèce de pelote, nommée œufs, ou plutôt nœuds de serpents chez les Celtes, et que les Romains appelèrent anguinum.