Une fois admis, Bacchus servit d’introducteur à cette foule de dieux libertins et de déesses tant soit peu compromises de Rome et de la Grèce. Le Rhin s’émut de nouveau; de nouveau on l’apaisa par des caresses, par des honneurs inattendus.

Il était roi, on le fit dieu.


Le Pater Rhenus commença à prendre en grande estime ses anciens ennemis. Voyant sa rive gauloise comme sa rive germaine adopter les coutumes et la religion des vainqueurs, il abandonna complétement la police de ses rivages, et aida lui-même à faire tout passer. Une fois installé, Jupiter appela à lui ses corybantes; Bacchus, ses bacchantes et ses égipans; Diane, ses nymphes chasseresses; Vénus, son entourage de prêtresses lascives; les Dryades et les Hamadryades, les Naïades et les Tritons, les Faunes et les Sylvains arrivèrent à leur tour. Ce fut un envahissement.