Un vautour perché sur le faîte de l’arbre divin. (Page 127.)
«Entendez-vous? comprenez-vous?» répète l’Edda.
Pour le moment, n’essayons pas de comprendre, et avant de pénétrer ces sombres mystères, nommons les principaux d’entre les Ases.
Du mariage mystique d’Odin avec Frigg est né le dieu Thor, vénéré à l’égal de son père. Chargé de porter la foudre, c’est lui qui ébranle la terre lorsque, monté sur son char attelé de deux boucs, il traverse les nuages en faisant poumerlé poump! poumerlé poump! pliz! pluz! schmi! schnur! taratantara! taratantara!
Cette traduction, par onomatopées, de l’éclair qui jaillit et du tonnerre qui gronde, ne m’appartient pas; elle émane directement de maître Martin Luther, le grand réformateur.
Thor a aussi pour occupation de poursuivre et d’anéantir les géants des montagnes, fils dégénérés, quant à la taille du moins, des géants de la gelée. Plus tard, nous retrouverons d’autres géants de dimension moindre encore. Tout ce qui était grand et fort ici-bas a toujours tendu à décroitre.