VII


Les Valkyries.

VII

Ciel et Enfer.—Les Valkyries.—Divertissements dans la Valhalla.—Porc et sanglier.—Un enfer gelé.—Mort de Balder.—Dévouement de Frigg.—La forêt aux arbres de fer.—Crépuscule des dieux.—Les pommes d’Iduna.—Chute du ciel et fin du monde.—Réflexions sur cet événement.—Petit bonhomme vit encore.

Quand les guerriers se préparaient à combattre, un essaim de vierges aux yeux bleus, montées sur des chevaux resplendissants de lumière, passaient à travers leurs rangs, les excitant du geste et de la voix, murmurant à leur oreille des chants de guerre, changés bientôt en chants de triomphe pour ceux-là qui tombaient mortellement frappés.

Ces vierges, c’étaient les Valkyries, les Valkyries tant célébrées, tant reproduites depuis par les poëtes et par les peintres de l’École ossianique. L’École ossianique, régénérée vers la fin du dix-huitième siècle par l’Écossais Macpherson, compta chez nous deux jeunes adeptes enthousiastes, Napoléon et Lamartine, ne l’oublions pas!