A la suite de Percunos, de Pikollos, de Potrympos, la grande triade, venaient Antrympos, le dieu de la mer et des lacs; Poculos, le dieu de l’air et des tempêtes; puis, après ces dieux rimant en os, d’autres divinités rimant en us; Pilvitus, le dieu des riches; Auchwitus, le dieu des malades; Marcopulus, le dieu des nobles. Ce dernier, la terreur du peuple, le tenait ployé sous un joug de fer. Pour tenter de l’adoucir, on avait recours à Puscatus, encore un dieu en us, mais un bonhomme de dieu. Il habitait sous un sureau, et comme prix de ses bons offices auprès du terrible Marcopulus, il voulait bien se contenter d’un morceau de pain et d’une chope de bière.
Quoique leurs prêtres portassent le nom de crives ou de waidelottes, leurs cérémonies n’en étaient pas moins calquées sur celles des druides. Les Borussiens honoraient particulièrement le chêne de Remowe, que Percunos, Pikollos et Potrympos venaient visiter chaque jour. A ces mêmes dieux ils sacrifiaient leurs prisonniers de guerre, non par le couteau, à la manière germaine ou scandinave; ils les faisaient périr par les flammes ou dévorer par d’énormes serpents, vivant de l’autel et pour l’autel.
Aujourd’hui, prêtres et dieux sont accourus en Germanie, accompagnés de leurs monstrueux reptiles, de griffons effrayants à voir et des démons de leur enfer, tous évoqués pour participer à la grande lutte prévue.