— Nous ne pouvons pas le laisser tout seul ! s’écria Fernand.
— Non, bien sûr. Pauvre Lourbillon ! s’éplora Blanche.
Le soir même, ils partirent pour Paris.
XXXI
C’était un 12 décembre, le matin, par un froid terrible, et le jour pas encore levé.
Le garçon de garde de l’hôtel Saint-Vincent, rue saint Vincent, à Montmartre, dormait encore, jeté tout habillé sur le lit pliant disposé dans le bureau d’entrée, quand des coups de poing précipités furent frappés, du corridor, sur le carreau crasseux de la porte vitrée.
— Qui est là ? interrogea l’homme au tablier, réveillé en sursaut. Et sautant du lit, il atteignit, d’un geste machinal d’habitude, la bougie d’un bougeoir. Il bougonnait, debout avec peine, les yeux gros et brouillés du somme interrompu, saisi par la température glaciale ; et tout en tâtonnant de l’allumette la mèche charbonneuse, il répéta :
— Qui est là ?
— C’est moi, Gaselin, le balayeur, vous savez bien.
— Ah ! bon, attendez, j’ouvre. Et qu’est-ce qu’il y a de cassé ?