Fernand, déjà chaussé, s’habillait péniblement.
Blanche clama :
— Ah ! ça, qu’est-ce qu’il y a ! Vous êtes fou, vous !
— Non, mademoiselle. Et je vous demande pardon de ne pas avoir compris plus tôt l’embarras où je vous mettais ! Les paroles de votre bonne m’ont fixé, et je m’en vais.
— Ah ! non, alors ! pas de bêtises ! sursauta Blanche. Elle se tourna vers la porte, poussa le verrou, puis s’élançant vers Fernand, elle l’assit d’autorité dans un fauteuil et commença à le redéshabiller ; et elle dit, très rouge et les yeux tendres :
— Il n’y a plus d’embarras : les embarras, c’était tout ce qui n’était pas vous ! et tout ce qui n’était pas vous est balancé. Vite, au dodo, monsieur ! appuyez-vous sur votre garde !
Et, comme Fernand, ahuri, sans volonté, dans un ravissement anémique, reposait sa tête sur l’oreiller, tout à coup, brusque et presque brutale, dans un élan de toutes les forces jeunes de son cœur et de sa chair, la jeune femme se précipita sur cette tête, sur ces lèvres pâlies et dans un long, un profond baiser :
— Essaye un peu, pour voir, de t’en aller d’ici à présent que je puis t’aimer de toute mon âme ! prononça-t-elle… Et, son peignoir glissé en rond à ses pieds, ses mules et ses bas jetés par la chambre, d’un bond, comme une grande chatte blonde, elle se mit au lit…
O logique des femmes ! cinq minutes avant elle lui recommandait de ne point bouger !!!
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