—Je veux qu'elle me regarde maintenant, moi!
—Solange, pourquoi ne regardez-vous pas M. Charles? vous ne savez rien faire à propos.»
Et cela durait une heure ainsi.
Un jour, Charles voulait que son grand cheval de carton se dérangeât pour le laisser passer. Sa belle-mère s'étant levée pour ôter le joujou du chemin de son fils, celui-ci lui défendit d'y toucher.
«Il a des jambes, criait-il, il peut bien marcher tout seul!
—Tu ne sais ce que tu dis, mon enfant.»
Et Mme Nizerolles mit le cheval dans un coin de la chambre. Charles se mit dans une grande colère et cria si haut que son père l'entendit. Il vint, et, prenant l'enfant par le bras, il le conduisit dans un cabinet noir.
Charles cria tant qu'il eut de force pendant plus d'une demi-heure, après quoi il s'apaisa. Alors sa belle-mère s'empressa d'aller lui ouvrir; mais aussitôt qu'il la vit, l'enfant recommença à crier.
—«Mon petit chéri, je croyais que tu étais raisonnable, et je venais te tirer de prison; tu ne criais plus!
—Ne faut-il pas que je me repose, répondit Charles; croyez-vous que je vais crier comme ça des heures entières sans me reposer, pour avoir ensuite mal à la gorge!»