Il Manzoni riscrisse al Fauriel il 6 marzo del 1822. La catastrofe era avvenuta, e forse già tutte le illusioni dissipate. Il 14 dicembre 1821, il ministero liberale era stato rovesciato, e gli s’era sostituito un ministero di monarchici intransigenti, punto disposti a lasciar presto il potere. Vi entrarono col De Villèle e il Corbière, il De Peyronnet e Mathieu de Montmorency, al quale ultimo, dopo il Congresso di Verona, fu surrogato quello splendido vanesio ch’era, lo Châteaubriand. «M. de Villèle», ha detto il De Mazade, «esprit plus pratique et plus fin que supérieur, n’aimait pas les hommes brillans autour de lui»; e anche lo Châteaubriand, nell’estate del 1824, sarebbe stato da lui congedato. Intanto, il Richelieu era morto di crepacuore, meno di sei mesi dopo la catastrofe, nella primavera del 1822; e il De Serre, che il Re volle si mandasse ambasciatore a Napoli, moriva, anch’egli di crepacuore (il De Villèle aveva spiegata ogni arte perchè questo Bonghi della Restaurazione non riuscisse deputato nelle elezioni della primavera 1824!), il 21 luglio di quell’anno medesimo, nella villa reale di Quisisana a Castellammare di Stabia.[1031] Non sopravvisse che il Pasquier; il quale, ripensando a quei tristi avvenimenti, scriveva quarant’anni più tardi: «En 1822, il faut bien que je le dise, la maison de Bourbon a commis un grand acte de déraison: elle a brisé, au moment où il pouvait lui être le plus utile, l’instrument qui lui avait déjà rendu de si grands services. La destruction du second ministère du duc de Richelieu a été, voyez-vous, plus qu’une faute politique; elle a été un véritable crime!». La reazione trionfatrice toccò anche più da vicino gli amici del Manzoni; e, per esempio, fu chiusa la bocca al Cousin e al Guizot.[1032] I quali non poteron riprendere i loro corsi se non nell’aprile del 1828, quando una salutare, benchè effimera, bufera, rovesciò il ministero De Villèle, facendo luogo a un ministero liberale con a capo il De Martignac. (Il Cousin dettò allora la sua Introduction a l’Histoire de la Philosophie, e il Guizot l’Histoire de la Civilisation en Europe).

Oramai si poteva anche riparlare di critica letteraria, e, se non altro, propugnare lo sfranchimento dalla tirannia di Aristotile e di Boileau. E il Manzoni riparla della sua Lettre à M. C... (pag. 333):

«Parmi les corrections par lesquelles vous avez bien voulu rendre un peu plus française et un peu plus raisonnable ma pauvre lettre à M. C...., il y a deux petits changements sur lesquels j’ai quelques difficultés à vous proposer. Je vais le faire avec cette liberté que me donne votre ancienne bonté pour moi. —1. Thèse toujours hasardeuse, dans la première page [312], ne me semble pas rendre précisément mon idée, qui est d’exclure toute sorte de raison, et toute chance de succès, du projet de défendre ses ouvrages, c’est-à-dire de prouver que l’on a bien fait. Ne tenez aucun compte de cette observation, si elle vous parait une vétille; dans l’autre cas, ayez la bonté de substituer un autre mot».—[Ora è detto: «thèse toujours insoutenable»]. 2. Dans l’endroit où j’ai parlé de l’étonnement d’une grande partie du public sur ce que des grands revers n’avaient pas été suivis d’un suicide [pag. 362], mon intention était de rappeler quelque chose de la vie réelle et de l’histoire de nos jours. Dans la copie que vous avez eu la bonté de m’envoyer, cet étonnement ne se rapporte qu’à des compositions dramatiques. Peut-être avez-vous eu quelque motifs que je ne peux comprendre d’ici, pour retrancher tout ce qui pourrait avoir rapport à des personnages et des événemens récens: pour ce qui me regarde, je crois qu’il n’y aurait aucun inconvénient; pour toutes les autres considérations, c’est à vous d’en juger, et de faire ce qui vous paraîtra convenable. Voilà bien des raisonnemens pour deux phrases, et voilà toute une feuille remplie de balivernes».

Ci manca il modo d’indagare se l’allusione, che nella forma definiva della Lettera è abbastanza trasparente («l’époque où nous nous trouvons a été bien féconde en catastrophes signalées, en grandes espérances trompées...»), a Napoleone e ai fatali rovesci che a lui e a tanti suoi fidi, e infidi, seguirono, fu in tutto o in parte modificata. Ad ogni modo, appar chiaro che il Fauriel dovè ritoccare il suo ritocco, dacchè nella stampa lo stupore del pubblico riguarda, senza possibilità di equivoco, gli avvenimenti della storia contemporanea, non già alcune presunte azioni drammatiche.

Il 29 maggio di quello stesso anno 1822, il Manzoni riscrive, proponendo qualche altro cambiamento. Molto significativa è la sua risoluzione di cancellare il nome dello Schiller, là dove lo aveva messo in riga con lo Shakespeare e il Goethe. Dice (pag. 335):

«......il faut que je vous donne encore de l’ennui en vous priant de quelques petites corrections. Il y a quelque part [pag. 375]: formule sacramentelle, à quoi je voudrais substituer: mots techniques, ou tel autre tour que vous jugerez à propos.—Ensuite, je voudrais retrancher le nom de Schiller, qui s’y trouve une fois, et d’une manière qui fait supposer une idée beaucoup plus haute que je ne l’ai réellement de l’importance de cet écrivain au point de vue dramatique [pag. 336]. Vous vous souviendrez peut-être des discours que nous avons tenus sur ce sujet; vos idées ont donné aux miennes là-dessus plus d’étendue et de courage; en relisant les tragédies de Schiller, je me suis confirmé dans ces idées; enfin, je ne mérite ni n’ose le nommer.—Ce retranchement rend nécessaire une autre petite correction (oh! pardon de tant d’ennui que je vous cause!): il y a vers la fin [pag. 379]: si les trois poëtes qui ont méprisé ces règles; on pourra mettre à la place: si tous les poëtes... etc.—Enfin, à ces paroles [pag. 377]: les romantiques amis, il faudrait substituer: les romantiques, ou ceux qu’on appelle romantiques, ou telle autre expression que vous jugerez convenable».

Il curioso scrupolo di cercare un equivalente alle parole «formule sacramentelle», non fu assecondato dal Fauriel; e dovè poi parere eccessivo allo stesso Manzoni se, anche dopo, non ha cambiato. E quanto allo Schiller, si può vedere più innanzi, nei Materiali estetici, quel ch’egli prima ne pensasse e ne scrivesse.

Le correzioni e i ritocchi non erano ancora finiti. In un’altra lettera, del 12 settembre 1822, il Manzoni ripiglia (pag. 343):

«Je croyais avoir fini, et il me souvient que j’ai encore de l’ennui à vous donner sur..... c’en est trop! sur la lettre a M. Ch...... où j’ai une phrase qui me donne un remords assez cuisant pour me déterminer à vous prier de faire encore une correction. C’est à peu près au tiers de la lettre, où il est parlé du mélange du comique et du sérieux. Voici la phrase téméraire [pag. 331]: Je pense, comme un bon et loyal partisan du classique, que le mélange de deux effets contraires détruit l’unité d’impression nécessaire pour produire l’émotion et la sympathie. Là il me parait évident que je tombe dans l’inconvénient que j’ai tant censuré, de fixer ou de reconnaître des bornes arbitraires, qui peut-être n’ont pas été franchies, mais qui peuvent l’être dans l’avenir, avec bonheur. Voici donc ce que je voudrais ajouter, après la sympathie, pour correctif à cette phrase: ou, pour parler plus raisonnablement...»