Finalmente, e come Dio volle, il volume, con le tragedie tradotte e la Lettera, venne fuori; e così il Fauriel ne scriveva al Manzoni in una lettera senza data, ma che fu certamente scritta tra il marzo e l’aprile del 1823 (pag. 203):
«Sachez que votre traduction a éprouvé une multitude de retards que je n’avais nullement prévus, et auxquels je ne devais point m’attendre. Il n’y a guère qu’un mois ou 6 semaines qu’elle est en vente, autant qu’un livre est en vente ici avant que les journaux en aient bavardé à leur manière: c’est à quoi je les provoque maintenant, faute de l’avoir pu faire dans le temps des Chambres où la maudite politique prend toutes les colonnes de la littérature. A ce que j’ai pu voir déjà et à ce que je présume, c’est la Lettre à M. Chauvet qui produira le plus d’effet, et excitera le plus d’attention».
In un’altra lettera del Fauriel, del 23 luglio dello stesso anno (pag. 207), si danno queste ultime notizie circa l’accoglienza fatta in Francia a quel singolare saggio di critica drammatica:
«Je ne crois pas vous avoir dit que M. Chauvet se proposait de répondre a votre réponse; c’est ce que l’on m’a annoncé, ce que je ne crois guère, et ce qui est assez indifférent.—Ce que je sais mieux, c’est que l’auteur de Marie Stuard [Pietro Lebrun, che aveva data nel 1820 una tragedia di codesto nome, molto bene accolta] a donné au théâtre une pièce [forse il Cid d’Andalousie] conçue dans vos idées, qu’il adopte entièrement, et ne contestant que les raisons par lesquelles vous combattez le mélange du comique et du sérieux. Il tient lui à ce mélange, le croit dans le but comme dans les moyens de l’art, et espère le faire passer sur notre scène, à la faveur de la popularité de Talma, qui paraît être de son avis et de son goût. Vous voyez que vous n’avez pas prêché tout à-fait dans le désert. Je pourrai bientôt ou vous en dire ou vous en écrive davantage à ce sujet».
Per buona fortuna, le teorie drammatiche del Manzoni avevano avuto in lui medesimo un ben più valido poeta, che non il signor Pietro Lebrun. Il quale, nonostante il valido patrocinio del Talma, andò incontro a un vero naufragio. E gli mancò la voglia e il coraggio di ritentare il teatro. Si rivolse perciò al poema narrativo e descrittivo: e il suo Voyage en Grèce, pel quale forse non gli mancavano gl’incoraggiamenti dello stesso Fauriel, appassionato raccoglitore dei Canti popolari della Grecia moderna, ebbe elogi ch’è sperabile lo compensassero delle amarezze drammatiche.
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Il Fauriel, pubblicando la Lettre à M. Chauvet, le premise quest’Avvertenza:
«Plusieurs de nos journaux rendirent compte, avec plus ou moins d’éloges, du Comte de Carmagnola de M. Manzoni, lorsqu’il parut, au commencement de 1820, et notamment le Lycée Français, qui en donna une analyse étendue et soignée, analyse où les beautés de la pièce annoncée étaient appréciées avec beaucoup de goût et d’intérêt, et où le parti qu’avait pris l’auteur de s’affranchir de la règle des unités était combattu par des raisons ingénieuses et en partie nouvelles.
M. Manzoni, qui se trouvait alors à Paris, et qui eut connaissance de cet extrait, ne fut ni insensible aux éloges donnés à son talent par un juge éclairé, ni surpris des objections faites au système dramatique qu’il avait suivi. Mais, loin de trouver ces objections sans réplique, il crut au contraire y apercevoir des nouveaux motifs de persister dans son opinion sur la règle des unités; et il céda à la tentation d’écrire, à ce sujet, quelques observations qu’il se proposait d’adresser, en témoignage de reconnaissance et d’estime, à l’auteur même de l’article qui les lui avait suggérées.
Des obstacles imprévus empêchèrent M. Manzoni de terminer sa lettre assez tôt pour qu’elle pût avoir un à propos de circonstance, et de s’y appliquer autant qu’il y était disposé. Bientôt après, obligé de repartir pour l’Italie, il ne songeait plus à mettre au jour un écrit qu’il n’en estimait pas digne, et auquel il n’avait pu donner tout le soin dont il était susceptible. Cependant, ayant eu communication de cet écrit, j’en avais pensé autrement que son auteur; je l’avais trouvé d’un mérite et d’un intérêt qui m’avaient fait désirer sa publication, et qui me paroissaient rendre fort indifférent le retard accidentel de cette publication. Je priai donc M. Manzoni, à son départ, de me laisser le manuscrit de son ouvrage, en m’autorisant à le mettre au jour quand et comme je le trouverais à propos. Cet ouvrage est celui qui suit, et qui, je l’espère, ne sera pas réputé indigne des deux tragédies auxquelles je le joins ici, comme une sorte d’appendice, qui aidera à comprendre les idées et les vues d’après lesquelles elles ont été conçues et doivent être jugées.