Ho telegrafato direttamente all'Imperatore di Germania le mie condoglianze.
La prego, malgrado ciò, di volere esprimere in nome mio i sentimenti di rammarico all'ambasciatore conte Solms.
Le stringo la mano
Aff.mo
Umberto».
— Mia risposta al Re:
«Il consiglio dei ministri esprime la sua ammirazione per lo slancio generoso del cuore di V. M. Il Consiglio però fu unanime nell'avviso che politicamente non convenga che il Re d'Italia vada a Berlino, sopratutto perchè i funerali dell'imperatore Federico, per espressa volontà del defunto, saranno fatti in forma privata, senza l'intervento di principi esteri o di missioni speciali.
Una visita a Berlino sarà argomento da trattarsi a tempo debito e quando le convenienze delle due Corti e dei due paesi permetteranno».
— Telegrafo al principe di Bismarck:
«Le malheur qui frappe votre pays plonge aussi l'Italie dans le deuil.
Quoique prévue et redoutée depuis long temps, cette fin tragiquement simple et grandiose est un coup cruel pour nos souverains qui perdent un ami éprouvé, pour la nation italienne qui voyait en Frédéric III la personnification sympathique et vénérée de la glorieuse nation allemande, sa fidèle alliée. Le Gouvernement du Roi transmet, par mon entremise, à Votre Altesse et au Gouvernement Impérial et Royal les expressions d'une douleur profonde et les vœux les plus ardents pour la prospérité du nouveau Règne. Je prie Votre Altesse de recevoir personnellement l'assurance de la part très-sincère et très-large qui je prends à sa douleur. Il faut toute la force d'âme dont Votre Altesse a donné tant de preuves pour supporter avec fermeté des pertes si rapprochées et si douleureuses.»