Dopo pochi giorni le dimissioni del conte di Bismarck furono accettate, e al suo posto fu nominato il barone di Marschall, ministro del Granducato di Baden presso la Corte imperiale e membro del Consiglio federale.

L'on. Crispi fu sinceramente afflitto pel ritiro del principe di Bismarck dalla direzione della politica germanica, sia per l'amicizia che a lui lo legava, sia per l'appoggio illimitato e decisivo che ne aveva avuto in ogni circostanza. Il 21 marzo appena apprese la pubblicazione ufficiale dello Staats-Anzeiger, inviò il suo saluto al Principe, che rispose immediatamente. Ecco i due telegrammi:

Rome, 21/3/1890.

Son Altesse le Prince de Bismarck,
Berlin.

Bien que Votre Altesse, en se retirant des hautes fonctions où la confiance de trois Empereurs l'avait placée et conservée, laisse à l'Allemagne le précieux héritage de la politique de paix à laquelle vous vous étiez si complètement dédié, je n'en éprouve pas moins les plus profonds regrets de votre détermination, regrets qui me sont inspirés autant par l'amitié qui m'unit à Votre Altesse, que par la confiance sans bornes que j'avais en Elle. Cette amitié et cette confiance, ne sauraient diminuer. Votre Altesse doit en être convaincue. Elle pourra toujours compter sur mon dévouement le plus sincère et le plus cordial.

Crispi.

Berlin, 22 mars 1890.

Je remercie Votre Excellence de tout mon cœur des paroles affectueuses qu'Elle vient de m'adresser. Elles sont un nouveau témoignage des sentiments de confiance et d'affection dont je m'honore et que je vous rends du fond de mon âme. J'ai été heureux de me trouver placé en présence d'un homme d'Etat comme Votre Excellence lorsqu'il s'est agi de traiter les affaires des nos deux pays, et je vous prie de continuer avec mon successeur les relations de confiance qu'ont si bien servi les intérêts des deux pays. Je garderai toujours le souvenir de nos relations politiques et je vous prie de me conserver l'amitié personnelle qui restera inaltérable résultat de notre travail au service de la patrie.

De Bismarck.

Ricorrendo il 1.º aprile il genetliaco del Principe, l'on. Crispi, che negli anni precedenti gli aveva mandato i suoi augurii, non mancò di rinnovarglieli. E il suo telegramma fu ricambiato da una lettera la quale è un'altra prova della cordialità dei sentimenti che legavano il Bismarck al suo ex-collega.