Era un uomo dappertutto in esilio, un nomade che non aveva più strada.
Sua Eccellenza entrò nel proprio gabinetto con un passo da Primo Console vittorioso, e tre o quattro volte di séguito premette lʼindice sul bottone del campanello da scrivania. La squillante furia del piccolo batacchio non si era puranco dispersa fra le quattro pareti, che già la barbuta e panciuta sagoma di un decorato segretario sʼincastrava con obesità nellʼinquadratura dellʼuscio.
—Voyons, monsieur Pétimel!... Vous pourriez bien être là lorsque je rentre!
—Les coups de sonnette marchent toujours plus vite que des pieds dʼhomme, Monsieur le Ministre!
—Et vous êtes toujours un implacable sophiste, monsieur Pétimel! Faites–moi grâce de votre verbiage et donnez un coup de téléphone à cet idiot de Chef de la Sûreté, pour lui demander sʼil veut avoir lʼobligeance de venir chez moi im–mé–dia–te–ment! Mʼentendez–vous, monsieur Pétimel? dites–lui quʼil vienne à fond de train!
—Le chef de la Sûreté Parisienne attend depuis bientôt une demi–heure. Il était sur le point de sʼen aller, lorsque jʼai reconnu à travers la place la corne ministérielle de votre limousine...
—En effet, monsieur Pétimel, je suis venu a pied et pas du tout par la place! Mais cessez donc de me corner aux oreilles avec votre voix horripilante, et faites passer, je vous en prie, cet aimable monsieur Ardouin.
—Dans ce cas il faut conclure quʼil y a des trompes dʼauto qui se ressemblent comme des sosies... Et, quant à monsieur Ardouin, jʼai très bien fait de le retenir.