Mimi Bluette lo guardava con due vasti e fermi occhi da ipnotizzata; ma non trovò respiro che bastasse per rivolgergli una parola. E M.r Ardouin riprese:
—Hier, Monsieur le Ministre, jʼallais vous déclarer mon impuissance à retrouver cet homme, lorsquʼune idée soudaine a jailli de mon cerveau. Cette idée me vint au souvenir dʼun fameux Norvégien, disparu dans des circonstances à peu près analogues, il y a une dizaine dʼannées. La Police eut beau le rechercher aux quatre vents de la terre: ce fut toujours en vain. Il demeurait insaisissable. Certain jour un gros scandale éclata à la Légion Etrangère. Il sʼensuivit une enquête, que le Garde des Sceaux eut la bonne grâce de me confier. Bref: je découvris mon homme sous la tunique bleue du légionnaire, portant les galons de sergent et décoré de plusieurs médailles. Cʼétait, entre nous, un homme très cultivé, très aventureux, et pas du tout malhonnête; car la Légion est une pépinière où vous trouvez des galériens et des idéalistes, des princes et des rôdeurs, pêle–mêle.
—Jʼai toujours été plutôt sceptique au sujet de ces légendes, mon cher Monsieur Ardouin!...
—Cʼest la pure vérité, Monsieur le Ministre. Et, ce qui est indéniable, cʼest que là–bas ils deviennent tous des héros. Ces hommes, qui sʼengagent le plus souvent sous un nom dʼemprunt, ces hommes qui nʼont plus de patrie ni dʼétat civil bien défini, sont des soldats superbes, et vous y trouvez des gens qui se feraient tuer dix fois plutôt que de vous avouer leur véritable nom de famille. Mais enfin, peu importe. Cʼétait pour vous dire que lʼhistoire du Norvégien a tout à coup ouvert une éclaircie dans mon esprit. Puisque nulle part on ne pouvait découvrir trace de son passage, et puisque les hommes ne disparaissent pas comme les brouillards, pourquoi, me suis–je dit, nʼaurait–il pas signé un engagement à la Légion Etrangère? Sans perdre de temps je me rends sur place, et, au troisième Bureau dʼenrôlement, celui de Belleville, je constate que le 17 Mai, à 9 h. du matin, un nommé Laire...
—Cʼest lui! cʼest lui!...—si mise a gridare Bluette, che un invincibile tremito scuoteva per tutta la persona.
—Oui, Madame. Sur ce point, je nʼai plus le moindre doute. Cʼétait bel et bien la personne qui vous intéresse. Il sʼest engagé sous le nom de Laire, sujet galicien, âgé de 39 ans, ne possédant aucun papier... Il a signé pour cinq ans et a voulu partir le jour même...
«Sidi–bel–Abbès, 1.er Régiment Etranger...»
La strada cantava. Parigi era per lei nuovamente la città maravigliosa del suo regno. Le rifluiva gioia ed ilarità, musica e profumo dal rumore della vita.
«Sidi–bel–Abbès... Sidi–bel–Abbès...» Camminava rapida e leggera, lasciandosi quasi trascinare dalla potenza rumorosa della folla, stordita e pur felice nella confusione ilare delle vie, nella ressa dei quadrivi, lucidi ancora di tramonto. E le pareva di vedere laggiù, nella distanza imprecisabile, nel sogno deʼ suoi chiari occhi pieni di cielo, splendere sotto lʼoasi dʼAlgeria le vaste caserme arabe dalle calcine sfavillanti. Camminava con una specie di lievità, libera dallʼangoscia dei giorni trascorsi come dallʼoppressione di una orribile malattia; camminava portando il suo cuore giovine come si porta verso la finestra, verso il raggio del sole di primavera, una pianticella fiorita. Ora lo aveva ritrovato, conosceva il suo distante rifugio, immaginava la strada luminosa per andare fino a lui.