Il treno frattanto sʼincamminava senza urto su le rotaie luccicanti. Allora la bionda Caterina incastrò nel finestrino la gagliarda ricchezza del suo seno classico e sorridendo allʼimpassibile maggiordomo gli mandò con la punta delle dita un ultimo bacio dʼaddio. Poi si ritrasse nello scompartimento con un grande respiro di sollievo, mentre i gentili occhi di Linette la guardavano trasecolati.

—«Tu as un pé de malinconie dans lʼâme, pôvre Bluette!... Et moi viceversa ze me sens tout–à–fait heureuse de quitter cette ville tant riche et tant déchantée, qui est, selon ma manière de voir, un immense bordel...»

Bluette sorrise, tranquilla, sotto il suo buio velo di viaggiatrice. Ma Linette, che non amava il frasario della bionda Caterina, e sopra tutto non amava sentir offendere la sua bella Città, con una sottil voce piena dʼirritazione le rispose:

—Pardon, Madame, je suis Parisienne, moi, et ça me fait de la peine de vous entendre débiner ma ville, qui demeure sans contredit la plus belle ville du monde!

—«Oh, la, la!... oh, la, la!... toi tu parles parce que tu as la bouche, Linetta mia! Quʼest–ce que ça veut dire «la plous belle ville du monde»? Est–ce que tu as vu les ôtres avant de parler? Non, natourellement! Tu es une zeune fille sans expérience et tu veux mettre ta langue un pé partout! Moi, qui pourrais être ta mère, ze dis que cʼest un bordel! Donc tu peux te fier, parce que ze vois les choses claires et ze nʼai pas comme qui dirait les tranches de saucisson sur les yeux!»

—Oui, Madame,—rispose Linette, con una remissività beffarda.

—«Parce que tu dois savoir,—ricominciò la bionda Caterina—que chez nous, par exemple, il y a moins de belles choses dans le magasins, et on peut traverser le rues sans risquer dʼy perdre une zambe; mais la vie dans notre pays est beaucoup plous natourelle, et on nʼest pas frustes comme de vieilles savates à lʼâge de trente ans! Paris, si tu regardes bien, cʼest lʼetiquette: mais le bon vin se trouve dans dʼôtres bouteilles. Cʼest ainsi, Linetta mia! Et souviens–toi que te lʼa dit Caterina.»

—Oui, Madame,—rispose Linette con un impercettibile sbadiglio.

—«Et toi, par exemple, tu nʼas quʼà regarder ma fille. Quand elle est venue à Paris, cʼétait un bouton de rose, mais un de ces boutons de rose quʼon ne cultive pas au Zardin des Plantes, ni pas même à Saint–Zermain!... Or, tu peux la voir, si elle ne ressemble pas à ces têtes de cire qui tournent dans les vitrines des coiffeurs. Et puis, quʼest–ce quʼelle a eu de bon, après avoir été la reine de Paris? Un pé de galette? Oh, mais diable! les belles femmes en trouvent partout. Et encore, quoi? Une poignée de mouches!... Viens voir un pé dans nos villes dʼItalie, toi qui chantes: Ze suis Parisienne! ze suis Parisienne!...»

—Pour le moment nous allons en Afrique, Madame, et cʼest aussi très intéressant.