Ora la montagna dʼAtlante saliva in ripide petraie deserte, con qualche profumo dʼaranceto intorno ai gourbis degli indigeni.

La voce montmartrese dello sbarbato maggiordomo passava per la terza volta nel corridoio, ripetendo a tutti gli sportelli:—«Messieurs, Dames, le dîner est servi!... Messieurs, Dames, le dîner est servi!...»

E nellʼAffrica della Terza Repubblica saltavano, sotto lʼunghia dʼun arabo, tra i fuochi della incendiata notte mauritana, i vivi turaccioli del vino di Sciampagna.

—Eh bien, Linette, puisque nous sommes tout près dʼOran, il ne nous reste plus quʼune heure et demie environ de chemin de fer jusquʼà Sidi–bel–Abbès. Pense donc, ma Linette, si nous sommes près de lui! Mon cœur tremble comme lʼamorce dʼun pêcheur à la ligne. Quʼest–ce que tu en dis, Linette?

—Que dire, Madame? Je croyais qui il y avait des chameaux et des caravanes, en Afrique... Mais je vois quʼil y a des trains de luxe comme sur la Côte–dʼAzur. Alors, voyez–vous, jʼen suis tout de même désappointée.

—Cela vient de ton ignorance, Linette. Car, si tu avais étudié un peu de géographie, tu saurais que lʼAlgérie nʼest plus un pays nègre et que Oran est un des ports les plus commerçants de la Méditerranée. On mʼa dit que cʼest très chic dʼaller prendre les bains de mer sur la plage de Sainte–Thérèse. Et réellement on a collé partout les réclames de cette plage.

—En fait de réclame, ce Felix Potin est extraordinaire! Jʼai vu son boniment dans plusieurs petites gares, où il nʼy avait que des charbonniers.

—Quʼy a–t–il dʼextraordinaire, Linette? Cʼest sa façon à lui de coloniser les gourbis. Mais regarde donc! Cette grande ville toute ensoleillée, qui se deploie comme un large manteau fauve, cʼest bien Oran, si je ne me trompe. Nous y serons dans quelques minutes. Dieu, quʼil fait chaud! Assieds–toi, Linette, et prends mon nécessaire sur tes genoux. Je vais me passer un peu dʼEau de Cologne sur les tempes, un peu de poudre sur la figure, car je me sens horrible!