—Il y a aussi des bouquets, des gerbes, des corbeilles en telle quantité, que nous aurions de quoi installer un petit Jardin dʼAcclimatation.

—Ecoute–moi bien, Linette. Les fleurs, tu les mettras ici, dans ma chambre; tu les laisseras dans ma chambre, toutes.

—Mais vous étoufferez, Madame!

—Jʼétoufferai peut–être, mais tu feras comme je te dis.

—Bien, Madame. Puis il y a des bonbonnières; des bonbonnières en laque, en étoffe, en carton peint. Il y en a même une en cristal, ornée de bronze. Voilà de braves gens, Madame, qui ont pour moi des attentions très appréciables!... Car vous me donnez toujours vos bonbonnières, presque pleines, et moi je les collectionne.

—Tu les auras, Linette.

—Merci, Madame. Puis le Régisseur est venu, le metteur en scène est venu, MM.rs Glimm, dʼHéricourt et Vilmière sont venus. Enfin il y a Mr Jack, qui est là depuis neuf heures du matin. Mais ce pauvre M.r Jack, lui, Madame, il ne faudrait pas le renvoyer!

—Tu dis?

—Jʼose le dire. Car il saute de joie comme un moineau, ce bon M.r Jack, et, en attendant votre réveil, il voulait à tout prix mʼapprendre une danse quʼon danse maintenant au Bal des Quatʼ Zigues, ou des Quatʼ Flics, quʼil a dit.

—Quʼil vienne, donc, ce brave Jack, du moment que tu le protèges. Mais, pour nʼimporte quelle autre personne, Madame dort. As–tu compris, Linette? Matin et soir, pour tout le monde, Madame dort. Cʼest absolu, et je ne veux plus entendre le carillon de la sonnette!