Fixant avec l'amour son âme en ce beau lieu,

Oublierait que le temps coule encor sur ces rives,

Serait-il un mortel ou serait-il un dieu?

Et nous, aux doux penchants de ces verts Elysées,

Sur ces bords où l'Amour eût caché son Eden,

Au murmure plaintif des vagues apaisées,

Aux rayons endormis de l'astre élyséen;

Sous ce ciel où la vie, où le bonheur abonde,

Sur ces rives que l'œil se plaît à parcourir,

Nous avons respiré cet air d'un autre monde,