Apaisez un instant mon esprit affligé,
Tant qu’en un froid rocher je ne suis pas changé,
Versant des pleurs de sang à travers cette pierre
Au cruel souvenir de ma douleur de père.
Est-ce erreur? ou l’aspect des souffrances d’autrui
Nous laisse-t-il plus froids que notre propre ennui?
Ô mère malheureuse (en effet qui s’abuse
Soi-même, c’est toujours le malheur qu’il accuse),
Tes filles et tes fils que sont-ils devenus?
Qu’as-tu fait de ta joie? Hélas! je ne vois plus