«Mon cœur affligé par ces blessures qui saignent toujours a nourri dans le malheur les précieuses connaissances des biens qu’on m’enleva. Chaque jour m’apporte un nouveau trait, chaque instant où je considère ma famille avec les marques honteuses de l’infidélité, tout mon sang bouillonne, je me sens mourir avec les désirs impuissants de faire voir l’innocence et l’honneur de ceux qui me l’ont fait connaître dès le berceau.»

Não é menos interessante nem menos romanesca nos intuitos a carta a Voltaire do que a carta dirigida a Luís XV por intervenção de um dos seus ministros.

Ao rei de França Leonor pedia a intercessão poderosa junto dos poderes da terra para libertar seu pai. A Voltaire ela pede a rectificação de apreciações que mais tarde lançarão a sombra de uma negra suspeita sôbre a inocência da sua família estremecida.

E sempre a mesma ânsia de reabilitação, é sempre a mesma actividade incansável de espírito, e sempre, ai de nós! o mesmo francês laborioso e terrível!

«C’est au defenseur de l’infortuné Calas que je porte mes plaintes. Un cœur navré par la douleur, enflammé par la gloire, et charmé par vos écrits sublimes, m’inspire un désir ardent de justifier devant les yeux d’un sage, ma famille trop honnête pour endurer la calomnie.

«C’est de vous, monsieur, que je me plains; c’est monsieur de Voltaire, cet homme illustre qui brave les préjugés, cet ami du genre human qu’avec la même plume dont il défend le juste opprimé répand le poison de l’opprobe sur des innocents parce qu’ils n’eurent pas le bonheur de naître en France. Votre siècle de Louis XV vient de tomber dans les mains d’une jeune infortunée, que dans la catastrophe du Portugal est envellopée avec sa famille dès son plus bas âge.

«C’est moi, monsieur, la petite fille des marquis de Tavora.

«Ces illustres malheureux, morts dans un echafaud, n’on point purgé, la honte attachee au crime mais subi avec de l’honneur et du courage des revers de son sort.

«Ah monsieur! Si vous n’êtes point ému à la vue du tableau effrayant de nous même, que penserai-je de la philosophie?

«Quel homme de bronze aurait pû écrire ce que vous dites, aprés avoir connu les secrets ressorts de notre chute.