Les baisers de ta levre ont le gout des arbouses ;
Ils entourent de miel mes souvenirs amers!
Nous voila maries! -- Dans une isba tranquille
Plus tard, o mon tresor, nous sourirons, ravis,
A de joyeux enfants dont la taille fragile
Croitra, comme au printemps les grains du chenevis!
Ainsi, fouettant sans peur son sauvage troige,
Nazare Kartaef abandonne le seuil
Paternel, et s'exclame, heureux du froid qui fige
Des larmes dans ses yeux resplendissants d'orgueil.