Leur traineau sur la neige etincelante glisse ;

Une lune d'acier les eclaire et les suit.

Par le steppe semblable aux oceans polaires

Vides, silencieux, immobiles et blancs,

Ou, de loin et brises, les sapins seculaires

Semblent des mats perdus charges d'agres tremblants ;

Par le steppe sans fin, Sahara moscovite

Au soleil mort, au ciel gris, au simoun glace,

Que le corbeau geant, ce vautour noir, habite,

Et dont le chacal maigre est un loup herisse ;