Par le steppe beant, impitoyable, ils fuient
Au galop effrene de leurs chevaux nerveux!
Ils vont aux pays bleus ou les larmes s'essuient,
Ou l'aube est une fete, ou fleurissent les voeux!
Adieu le cher village ou le bruit de l'enclume
Resonne allegrement! Adieu le the du soir!
Pres du haut poele, autour du samovar qui fume
Reviendrez-vous jamais, o proscrits, vous asseoir?
Non! vous n'entendrez plus la chanson monotone
Et triste des amants assis sous les sureaux,