IL etait un soir, l'ete; je la vis, par hasard,
Sur un treteau banal, а la clarte des lampes...
Mais je sentis au coeur comme un coup de poignard,
Et mon sang afflua, brusquement, sous mes tempes ;
Un immense desir me mordit, et, tremblant,
Le gosier sec, les poings crispes, les yeux en flamme,
Je pensais : " Oh ! l'avoir, une nuit, pantelant
Entre mes bras roidis, le corps de cette femme !
Posseder cette fille! A ses seins indomptes,
Convulsifs, longuement poser ma levre ardente !